La Tour part en voyage (titre provisoire)

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La Tour part en voyage est un livre écrit en 1974. Son auteur, Jean Garonnaire imagine l’histoire d’une tour HLM qui décide de quitter un environnement trop pollué à son goût. Elle migre vers la campagne pendant la nuit. Au matin, ses habitants se réveillent au milieu d’une clairière…

Ce livre a marqué l’enfance d’Aurélie Besenval, Responsable artistique de l’association La Fourmi-e, et de son frère Jean-Marc Besenval, réalisateur-vidéaste, tous deux ayant grandi dans l’une des hautes tours du 13e arrondissement de Paris.

La question de l’urbanisme, de l’habitat et de l’environnement des habitants de tours-cités HLM a une résonance réelle pour eux.

Au-delà de leur origine, ils ont aussi vécu dans d’autres villes et à la campagne, et ont croisé depuis leur petite enfance des gens de partout.
À travers ce projet, ils proposent de poser la question du rapport à son lieu d’origine et au choix ou non choix qu’on a ou qu’on fait de le quitter et dans quelles circonstances.  Au-delà des quartiers, c’est une question que tout le monde se pose, et qui peut être mise en perspective avec des réalités actuelles qui vont bien au-delà de nos frontières.

La question est de savoir comment les habitants des quartiers de Nantes Nord envisagent cette question et se la pose.

En reprenant l’idée de base de leur livre d’enfance – faire voyager une tour de HLM – Aurélie et Jean-Marc Besenval proposent aujourd’hui un projet de création partagée destinée aux habitants des quartiers Nord de Nantes.

Ils seront accompagnés pour ce projet par Claire Loup, auteure et animatrice d’ateliers d’écriture, et David Gervais, scénographe décorateur.

À travers l’image, la personnification de la tour et une approche artistiques faisant appel à différents médias, nous proposons de décaler le regard des habitants. L’idée est de les inviter à porter un regard sur leur environnement, leur lieu de vie et à écrire leur histoire, passée, présente et vers quel futur, en mettant cet espace en perspective.

Pour cela, ils proposent aux habitants de créer un spectacle de mapping qui s’appuiera sur  trois médias artistiques : l’écriture, la vidéo et les arts plastiques.